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| Le sauna scandinave |
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Accueil > Le sauna scandinave | Qualités et caractéristiques du sauna
Pour être efficace et produire les effets souhaités, le sauna doit posséder certaines caractéristiques. Celles-ci doivent être obtenues avant l'entrée du baigneur. Sommaire:
Le temps de passage étant relativement bref (8 à 15 minutes), la cabine doit produire immédiatement sur le corps les effets de chaleur optima pour déclencher très rapidement la sudation. Toutes conditions qui ne seraient pas parfaites, obligeraient le sujet à séjourner plus longtemps pour obtenir une suée suffisante, ce qui ne manquerait pas de produire une fatigue inutile. La technique mise au point doit produire le maximum d ' effets pour un minimum d'efforts de la part de l' organisme.
Deux éléments sont à considérer: la température et le degré d'hygrométrie. Si la température de 80°C est idéale, elle ne peut jamais être à 80°C d'une façon homogène, dans toutes les parties du sauna. Le poêle réchauffe l'air qui s'élève vers le plafond, alors que celui de l'extérieur plus froid entre dans la cabine par la bouche d'aération située au niveau du sol. Ce phénomène de convection implique que le haut est plus chaud que le bas. Un renouvellement de l'air du sauna est indispensable pour la sécurité des baigneurs et c'est en permanence que l'ascension de l'air chaud s'effectue. Son évacuation se fait par une petite ouverture située au-dessous du plafond et à l'opposé du poêle, une fermeture à glissière permet d'en régler le débit.
Pendant l'utilisation, la circulation de l'air est maintenue en laissant l'ouverture dégagée. La température de l'air au niveau de la première banquette située à environ 45 cm du sol n'atteint que 50°C, au niveau de la deuxième banquette à 90 cm on arrive à 65°C, et si une troisième banquette existe l'air y est à 80°C alors qu'on atteint 90°C au niveau du plafond. Ainsi on constate une importante différence qui laisse supposer que, si l'on est assis sur le premier banc, les pieds posés sur le sol recevront une température inférieure à 40°C, alors que la tête baignera dans une ambiance supérieure à 80°C. L'air chaud qui s'élève tend à se refroidir et redescend naturellement, il est alors facile de l'évacuer vers l'extérieur. En fait, le refroidissement n'est pas assez important pour permettre une circulation suffisante et dans ce cas une aspiration électrique doit être envisagée. Ce réglage demande une grande précision pour ne pas créer de courant d'air direct entre la prise d'air sous le poêle et l'évacuation.
Le poêle émet son rayonnement surtout vers le haut, puisqu'il est isolé sur les côtés et que les pierres sont disposées en dôme sur le dessus. Le plafond et le haut des parois chauffés à 100°C redistribuent la chaleur vers le bas dans le sens inverse de la convection. Ce sont donc les infra-rouges venus du plafond qui réchauffent le sol.
La résultante de ces deux phénomènes permet d'obtenir une chaleur particulièrement élevée tout en restant supportable pour la peau. Le thermomètre apposé sur une paroi à 30 cm du plafond donne la température résultante des deux effets. C'est à partir de cette mesure que l'on règle la programmation pour élever ou abaisser la température. Le thermostat maintient constante la température désirée. Pour cette raison, un temps de préchauffage est indispensable. La température indiquée par le thermomètre n'est pas suffisante. Au début, l'air chauffé à 70°C ne permettra pas d'obtenir une sudation correcte et le réchauffement du corps obligera le baigneur à séjourner longtemps, de 20 à 30 minutes, ce qui engendrera une fatigue inutile pour l'organisme. Lorsque le sauna est "mûr", cette température optima provoque sur toute la surface de la peau une impression de chaleur légèrement piquante qui semble pénétrer le corps. Dans ces conditions, les premières gouttelettes de sueur apparaissent 2 à 3 minutes après l'entrée. Il est donc nécessaire d'allumer le chauffage une heure avant de prendre son bain.
Le deuxième élément est le taux d'humidité de l'air. Nous savons que la sueur ne s'évapore plus lorsque le degré hygrométrique est trop élevé, de plus, la chaleur devient insupportable. Plus l'air est riche en vapeur d'eau, plus sa densité augmente et mieux s'effectuent les échanges de chaleur au contact du corps. En fait, moins il y a de particules de vapeur, plus on peut supporter une chaleur élevée. A 120°C, l'air doit être très sec pour que le sauna soit tolérable. D'ailleurs, c'est très souvent l'hiver, par grand froid où le taux d 'hygrométrie est le plus bas que l'on peut battre ce type de record. L'air qui pénètre dans le sauna contient moins de 3 grammes d'eau par m3 d'air. Il est évident qu'à ces températures particulièrement élevées on ne verse pas d'eau sur les pierres, car un excédent de vapeur brûlerait instantanément les muqueuses respiratoires.
L'air qui pénètre dans le sauna a sensiblement le même taux d'humidité que l'air extérieur, les variations peuvent venir de la piscine ou des douches. Dans notre pays l'air est souvent chargé d 'humidité et son taux dépasse couramment 50 %, par temps de brouillard ou de pluie la saturation peut être totale, soit 100% ce qui correspond à 30g d'eau par m3 d'air. L'air froid qui pénètre dans le sauna subit un réchauffement lors de son passage sur les résistances et les pierres. Dans son ascension il se déshydrate pour être pratiquement sec au niveau du plafond. Ce phénomène donne au sauna toute sa particularité et ses effets inégalés sur le corps.
Alors, pourquoi verser de l'eau sur les pierres et produire de la vapeur ? Cette image doit posséder une force psychique considérable car dès que l'on parle de sauna chacun a cette vision du seau dans lequel on plonge une louche en bois. L'eau versée sur les pierres dégage instantanément une bouffée de vapeur qui emplit le sauna en quelques secondes. Une sensation de chaleur intense envahit le baigneur pour disparaître rapidement. Cette pratique ne favorise pas la sudation mais facilite l'évaporation de la sueur. Pour certaines personnes il n 'y a pas de sudation correcte si l'on ne verse pas d'eau sur les pierres. Les idées fausses sont tenaces et méritent une explication. D'abord pour évacuer les cendres après avoir nettoyé le foyer dans la préparation du "sauna à fumée ". Ceci n'a rien à voir avec l'hydratation du sauna mais reste le moyen le plus pratique pour assainir l'air de la pièce. Nos appareils électriques ont l'avantage d'être 'propre' et ne créent pas de particules désagréables. Une autre raison d'utiliser la vapeur est que dans les pays nordiques l'air est souvent très sec, et l'absence totale d 'humidité, bien que le minimum souhaitable soit environ 10g/m3, n'est pas particulièrement confortable pour les muqueuses respiratoires. En outre, les Finlandais ont eu le souci de l'assainissement de l'air. Actuellement, la diffusion d'arômes de plantes sous la forme d 'huiles essentielles est un moyen naturel des plus efficaces pour désinfecter l'atmosphère.
Les Finlandais laissaient macérer les plantes dans l'eau. Ensuite, cette eau chargée des composants de la plante était utilisée dans le sauna pour humidifier l'air tout en le parfumant d'effluves naturelles. Cette pratique n'a plus sa raison d'être car nous disposons du concentré le plus riche en principes aromatiques: l'huile essentielle. Il est très facile d' ajouter des essences à l'eau qui peut être versée avant la séance dans le réservoir prévu au-dessus du poêle. Ainsi pendant toute la durée du sauna les arômes sont libérés au rythme de l'évaporation de l'eau qui réhydrate légèrement l'atmosphère et l'assainit. On recherche tout naturellement les essences à stimulation respiratoire telles que le pin, l'eucalyptus, la lavande, le romarin mais toutes peuvent être utilisées, si ce n'est le goût personnel ou le prix qui peut limiter le choix. Le thym, le cyprès, le cèdre, le santal, le géranium, le niaouli, le citron et bien d'autres, isolées ou en mélange, produiront les effets escomptés.
En fait, la vraie raison de créer une bouffée de vapeur pour l'utilisateur, est de chasser la pellicule d'air qui adhère à la peau. Celle-ci s'établit progressivement et finit par gêner l'évaporation. Le corps se réchauffe sans pour autant augmenter sa transpiration. Les molécules de vapeur d'eau qui entrent en contact avec cette couche d'air adhésive réduisent la tension ionique et libèrent la peau en favorisant l'évaporation. Pour augmenter l'effet de la vapeur, le Finlandais à l'habitude de se fouetter le corps avec des rameaux de bouleau mouillés. Ces deux actions simultanées donnent une efficacité remarquable car la sudation peut se poursuivre normalement. Attention, cette pratique n'est valable que pour une séance qui dure plus de 15 minutes, car avant, le film ionique n'est pas suffisamment établi et verser de l'eau sur le poêle modifie les qualités du sauna.
On verse en général la valeur d'une louche, soit 60 à 80 grammes d'eau, ce qui pour une pièce de 8 m3 ne donne que 8 à 10 grammes d'eau supplémentaires par m3 d'air. L'air est loin d'être saturé et une concentration plus élevée produit une brûlure de la peau et des muqueuses respiratoires. Dans le cas d'hygrométrie plus élevée, certains pourront croire à une meilleure transpiration, car la sueur ne s'évaporant plus, ruisselle alors sur le corps. On est abusé, le corps se réchauffe très vite et la sortie doit impérativement être envisagée. Dans le hammam, le phénomène est encore plus trompeur car ce sont les particules de vapeur qui se condensent en fines gouttelettes sur le corps plus froid et laissent croire à une certaine sudation. Il n 'y a que la prise du poids avant et après la séance qui puisse témoigner objectivement de la quantité de sueur perdue.
Plusieurs louches versées sur le poêle, surtout si la température est basse (70°C environ dans la cabine) peut provoquer le "coup de vapeur". Il s'agit d'une brusque augmentation de la température interne du corps due aux effets conjugués de l'arrêt de l'évaporation et des échanges plus intenses de température par la conduction liée à la densité accrue de l'air. Le baigneur ressent un malaise général qui se traduit par une congestion des vaisseaux cutanés, une accélération cardiaque et peut entraîner une perte de connaissance. Les personnes âgées sont particulièrement sensibles au "coup de vapeur". Il est donc préférable pour ces sujets de s'abstenir de produire de la vapeur. |
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